Eau polluée : la France boit la honte des multinationales

L’eau est devenue plus chère que le carburant dans certaines villes, ce qui est un exploit quand on se souvient qu’en mai et juin 2026 on a frôlé la catastrophe pétrolière, le litre à un prix qui ferait pleurer un Émir. On aurait dit que même le pétrole voulait se barrer de ce pays. Mais non, c’est l’eau qui a gagné la médaille d’or de l’arnaque. L’eau, ce truc transparent qu’on croyait gratuit parce que ça tombe du ciel, eh bien maintenant ça coûte plus cher que de remplir un Airbus.

Et encore, si elle était potable, on fermerait nos gueules. Mais non, elle est tellement polluée qu’on hésite à la donner à un ficus. On sait tous qu’elle est chargée en cochonneries industrielles et agricoles, mais comme on adore nos industriels et nos agriculteurs, on n’ose pas leur dire qu’ils nous filent des cancers comme d’autres distribuent des prospectus. Ils sont si mignons avec leurs tracteurs et leurs usines qui crachent des PFAS, ces polluants éternels dont le nom ressemble à un bruit de pet coincé. Rien que pour le prononcer, tu risques de finir avec un cheveu sur la langue et de parler comme Darry Cowl après une anesthésie.

Les PFAS, c’est un peu le Kinder Surprise de la mort. À l’intérieur, tu peux trouver une augmentation du cholestérol, des cancers, des troubles de la fertilité, un risque d’obésité, un système immunitaire en RTT permanent. Bref, que des cadeaux qui font plaisir. Et tout ça parce que nos industriels ne savent pas quoi foutre de leurs déchets, alors ils les balancent dans l’eau, comme ça, hop, ni vu ni connu, sauf par ton foie qui hurle à la mort.

Et pendant ce temps, l’agence de l’eau, qui coûte un bras et demi, nous explique qu’elle fait tout ce qu’elle peut. On se demande bien quoi, parce que si elle servait vraiment à quelque chose, on n’en serait pas à boire du PFAS frappé. Mais non, elle fait des rapports, des réunions, des powerpoints, et pendant ce temps-là, on boit de la flotte qui pourrait dissoudre un pneu.

Depuis les années 70, on en avale des litres de cette soupe chimique. Certains résistent, d’autres tombent comme des mouches avant même d’avoir eu le temps de faire leur première communion ou de divorcer pour la première fois. Et maintenant, on nous dit de ne plus boire l’eau du robinet, mais qu’on peut se laver avec. Ah oui, bien sûr, elle est trop dangereuse pour ton estomac, mais pas pour ta peau. On nous prend vraiment pour des jambons sous cellophane.

Et puis on nous explique que si l’État avait gardé les services publics au lieu de les vendre comme des babioles sur un vide-grenier, on aurait peut-être pu faire face aux multinationales de la mort. Parce que oui, appelons-les comme ça, ces entreprises qui polluent les sols pour des décennies et qui nous regardent crever en comptant leurs dividendes. Elles sont comme la faucheuse, mais avec un logo et un service marketing.

Alors que faire, après ce coup de gueule. À l’échelle d’un seul homme, c’est une vie de combat, et beaucoup ont fini au cimetière avant d’avoir vu le moindre changement. Seul un mouvement citoyen, épaulé par des associations qui ont encore un peu de courage, pourrait remuer cette merde et demander des comptes à ces cavaliers de l’apocalypse. Et aussi à l’État, qui savait tout depuis le début mais qui a préféré fermer les yeux pour ne pas faire trembler les fauteuils ministériels.

Ne comptez pas sur les politiques, beaucoup étaient complices à l’époque et aujourd’hui ils vous sourient comme des mannequins de vitrine en vous demandant de voter pour leur bonne mine ou leur petit cul bien repassé. La seule force, c’est l’union des citoyens. Bougez dans les villes, les départements, les régions. Montrez-leur qui commande. Demandez des comptes aux communautés de communes, puisque ce sont elles qui décident du prix de l’eau. Battez-vous pour vos droits, parce que ce qui touche un citoyen finit toujours par toucher tout le monde.

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