Finances publiques en 2026 : pourquoi la "baraque brûle" selon la Cour des comptes

Voici le rapport de mi-année des croquemorts de la rue Cambon. Il suffit de renifler la quatrième de couverture pour sentir l’odeur de cramé de notre bousillerie nationale. Dix mois avant la grande foire du trône politique de 2027, la Cour des comptes remet le couvert avec son entrain habituel. La situation des finances de la France est alarmante, disent-ils. Comprenez par là qu'on est au bout du rouleau et qu'il va falloir serrer les fesses très fort, très vite.


Les imbéciles ricanent en disant que ces vieux hiboux voient toujours tout en noir. Manqué. Quand ils écrivent alarmante, ça veut dire que la baraque brûle avec nous dedans.

D'abord, on est les troisièmes plus gros clochards de la zone euro, juste derrière les Italiens et les Grecs. Sauf que nous, on est les seuls assez cons pour creuser la dette encore plus profond qu'après la grande peur du virus.

Ensuite, le trou de la sécu et le reste battent des records alors qu’on vous a pompé 38 milliards de plus en deux ans. L'oseille s'évapore, les dépenses filent comme la diarrhée.

Troisièmement, leur promesse de maintenir le déficit à 5 pour cent du produit intérieur brut, ce qui est déjà une belle performance de fainéant, c’est du flan. Personne n'y croit.

Enfin, voilà le nœud coulant. 3620 milliards de dettes. Rien que pour payer les intérêts à nos gentils banquiers, la note a grimpé de 17 milliards en trois ans pour atteindre 77 milliards cette année. Du pognon balancé directement dans les chiottes. Pendant ce temps-là, les gosses cuisent dans des écoles sans stores, les crevards crèvent dans des hôpitaux sans air et les vieux agonisent dans des Ehpad où il y a un malheureux climatiseur pour toute la chambrée. C’est ça la réalité du naufrage. On n’a plus un rond pour amortir le prix du fioul ou pour s'empêcher de rôtir sous le soleil.

Pour s'en sortir, il faudrait couper dans le gras ou inventer de nouvelles taxes, alors qu’on est déjà les champions du monde de la tonte fiscale. La Cour des comptes nous donne en exemple l’Allemagne, le Portugal et même l’Italie. Ils ont réagi avant de s'écraser au fond du ravin. Quelle bande de génies.

La nomination d’Amélie de Montchalin à la tête de la Cour n’a rien changé au faire-part de décès. Les magistrats ont autopsié le cadavre en toute indépendance. On pourrait aussi causer du bon vieux Bruno, l'ancien ministre qui pondait des bouquins de fesses pendant son mandat et signait les chèques de l'État les yeux bandés comme au PMU.

Qui a foutu ce bordel. C’est pas la faute à Robert ou à Huguette. C’est l’État lui-même et ses sinistres serviteurs qui se rincent la glotte depuis dix ans. Pas de cadeaux fiscaux pour les pauvres, mais eux s’engraissent les cuisses en votant leurs propres augmentations d’indemnités. La trahison ne vient pas du couillon de contribuable, elle vient d'en haut. Ministres, présidents, députés, sénateurs, une procession interminable de profiteurs, longue comme un défilé sur la place Rouge, qui mériteraient tous de finir au poteau pour haute trahison. Allons, sortez les violons et dansez maintenant.

Source : Radio France.

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